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Je profite de quelques minutes de répit pour écrire ce mot. Depuis la défaite à Nancy, samedi soir, je passe tout un tas de tests pour déterminer la gravité de ma blessure. Oui, pour ceux qui ne sont pas au courant, je me suis fait mal à la cheville durant le match, et pas qu'un peu. Pour l'instant on m'a diagnostiqué une grosse entorse, et le médecin m'a dit qu'il espérait que le tendon d'archeville ne soit pas touché. D'un côté, cette blessure ne me dérange pas tant que ça, puisque ça me permet d'éviter le déplacement en Roumanie, à Cluj. Je suis quasiment certain que le club va perdre un ou deux éléments là-bas. Mais de l'autre côté, c'est vraiment dommage, c'était mon deuxième match de la saison en tant que titulaire, et je me sentais bien. Je remplaçais Monsieur Fernando sur le terrain, et contrairement à la fois où je remplaçais Monsieur Diarra (contre Nice), j'avais plus de liberté créative. Ainsi j'ai pu vraiment me sentir dans la peau de Monsieur Fernando au cours de la première mi-temps. Comme lui, j'ai perdu quelques ballons, mais surtout j'ai puporter la balle vers l'avant. C'est comme ça que je me suis blessé. Je ne sais pas vraiment ce qui m'a pris sur cette action, mais j'ai réussi à dribbler 5 joueurs nancéens. Même à l'entrainement j'ai du mal avec les plots, alors là j'étais vraiment fier de moi. Cet excès de fierté m'a été fatal, puisque c'est à ce moment là qu'a surgi Monsieur Ouaddou (c'est le Monsieur qui était monté dans les tribunes de son stade parce qu'une autre personne se moquait de son manque de chevelure). Donc, moi, j'arrivais lancé et ébloui par mon exploit, je n'ai pas vu le défenseur et crac, ma cheville a fait un drôle de bruit, un peu comme des chocapics qu'on écraserait. J'ai vu ma cheville rapidement gonfler, et j'ai du quitter le terrain. Malgré la douleur, je tiens à rester philosophe. Maintenant, je sais qu'il ne faut pas que je me prenne pour Monsieur Fernando, et comme dit le proverbe que Monsieur Jurietti répète souvent, "la fierté précède la chute" (il traite ensuite son adversaire d'acculé, je ne sais pas pourquoi).
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