| Ecrit par Matou,
le 14-03-2008
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Il faut que je vous raconte quelque chose. L'expression « quelque chose » est réductrice, tant cet événement est troublant. Le temps et le lieu n'ont pas d'importance. J'étais au milieu de la foule, chacun allait à son rythme, tous englués dans notre train train quotidien. Je ne m'attendais à rien de neuf, quand c'est arrivé. En un instant, le monde s'est figé. Seul comptait la grâce de cette silhouette, la perfection de ses mouvements, cette air qui en ressortait. Sa chevelure soyeuse ondulait, ses yeux, son sourire éclatant, cette légèreté naturelle. Un sentiment profond remontait en moi, mon coeur battait la chamacke. Quand j'ai senti une gène à l'entrejambe, je me suis aperçu que mon zizi devenait tout dur, et que ça commençait à se voir. C'était la honte. Je me suis donc empressé d'arrêter de regarder Monsieur Cavenaghi enchainer les reprises de volée, et de me concentrer sur Monsieur Alonso qui essayait de réussir une passe de plus de quinze mètres (sans réussite), et ça m'a calmé. Je suis encore étonné par cet évènement, c'est pourquoi j'ai voulu vous en parler, pour savoir ce que vous en pensiez. C'est la première fois que j'ai cette sensation, les années précédentes, quand je regardais notre attaquant numéro un, Monsieur Darcheville, enchainer les reprises de volée, je ne ressentais pas le même type de sentiment. C'était plus proche de la peur.
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