| Ecrit par Matou,
le 29-01-2008
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Aujourd'hui, on a eu droit a un bon entrainement. Ça a commencé par un footing dans les bois, autour du Haillan. Tout se passait bien, Messieurs Gasset et Bedouet étaient avec nous, ils nous ont dit que Monsieur Blanc devait nous rejoindre bientôt. On a tous acquiescé du chef, mais on savait que ce n'était pas vrai. Il faisait mauvais, et surtout, il y avait un article sur Bordeaux dans l'Equipe du jour. Au bout d'un moment, alors qu'on était dans les bois, Florian Marange s'est arreté et a commencé à sangloter. Comme personne n'y faisait attention, j'ai décidé d'aller le voir pour le consoler. Au début, j'ai cru qu'il avait mal quelque part, ou que Monsieur Jurietti lui avait filé un coup en douce dans les côtes, comme il s'amuse à le faire de temps en temps. Mais non, après quelques secondes il a commencé à me raconter ce qui n'allait pas. « c'est gentil Brice de m'écouter. Tu sais, si je ne vais pas bien là, c'est à cause du crack boursier ». Moi, j'ai rougi. J'ai cru qu'il voulait parler des testicules, ou d'un truc environnant. Il a continué : « J'ai fait des placements hasardeux, et j'en paie les frais maintenant... ». Je ne voyais plus trop le rapport avec les parties, mais j'ai tenu à le rassurer. Je comprenais qu'il s'inquiétait pour ses erreurs répétées de marquage, et qu'il craignait de ne plus trop jouer en équipe une. Je lui ai expliqué comment ce n'était pas trop grave, que moi, j'arrivais à le vivre assez bien, et qu'il aurait sûrement sa chance dans les semaines qui venaient, avec la suspension de Monsieur Jurietti. Du coup, il m'a fixé droit dans les yeux, avec ce regard vide qu'ont les gens déterminés (je crois), et il est reparti courir. J'étais fier de moi, de lui avoir remonté le moral comme ça.
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